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جنگ الجزایر: یادبود غیرممکن

Guerre d'Algérie: L'impossible commémoration

Rémi Dalisson

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مشخصات کتاب

نویسنده
Rémi Dalisson
ناشر
Armand Colin
سال انتشار
۲۰۱۸
فرمت
EPUB
زبان
فرانسوی
حجم فایل
۱٫۵ مگابایت

دربارهٔ کتاب

Cet ouvrage revient non pas sur la guerre d'Algérie (qu'on appelait pudiquement à l'époque "les événements"), il existe sur ce sujet une abondante littérature, mais bien sur la mémoire et les commémorations liés à ce conflit. Pourquoi cette mémoire reste-t-elle controversée jusqu'à nos jours? En raison des liens particuliers unissant la France à ce pays, département français depuis 1830? Peut-on et doit-on commémorer cette guerre? L'auteur apporte son éclairage sur la question en s'interrogeant et en nous interrogeant sur cette "impossible commémoration". Preuve en est, le choix par le président Hollande du 19 mars, date des accords d'Evian et du cessez-le-feu, qui a fait polémique (la guerre a continué malgré ces accords et ce pendant deux ans encore). La date du 5 décembre avait aussi été avancée, celle du 25 septembre concernant aussi les Harkis. Ces commémorations officielles de la guerre d'Algérie sont selon l'auteur un excellent moyen pour comprendre le traumatisme que furent ces combats, sa mémoire enfouie et ses non-dits dans un pays aujourd'hui en quête identitaire. Elles permettent de revenir sur le rapport entre histoire et mémoire et de mieux comprendre comment une nation se construit à travers les lectures et les perceptions de son histoire, mais aussi ses rituels commémoratifs. Tour à tour instrumentalisée ou mal perçue de la part des Français, cette mémoire est au coeur des débats actuels, comme le rappelle cet essai. La 4e de couverture indique : "Depuis 1962 et la signature des accords d'Évian, pas une année ne passe sans que la mémoire de la guerre d'Algérie ne revienne dans le débat public, y compris lors des campagnes électorales ou chaque mois de mars, quand des maires refusent de la célébrer. Depuis 1962, pas une inauguration de rue « 19 mars, fin de la guerre d'Algérie » ne se passe sans qu'elle ne soit perturbée par des incidents ou que sa dénomination n'en soit changée lors de « contre-inaugurations ». Et les querelles rebondissent jusque dans le domaine éducatif où les élèves de terminale doivent étudier « les mémoires de la guerre d'Algérie ». La mémoire du conflit semble donc hanter la société française comme si, entre histoire et mémoire, rien n'avait été encore tranché.Or, il n'est pas de meilleur indice de cette omniprésence et des enjeux de cette mémoire complexe, loin des simplifications et instrumentalisations dont elle est l'objet, que la question de la commémoration de la fin de la guerre. Dans un pays comme la France, friand de cérémonies publiques et de pédagogie civique par la fête, la question de la commémoration de la fin de la guerre synthétise tous les enjeux mémoriaux, identitaires et historiques de la question algérienne. En replaçant cette « impossible commémoration » dans son contexte national, en étudiant les divers groupes mémoriaux concernés, les nombreux héritages commémoratifs et les pratiques cérémonielles de terrain, Rémi Dalisson montre les stigmates de la guerre, le poids de sa mémoire et son enjeu pour une nation traversée par de multiples interrogations identitaires et un rapport complexe au passé, y compris colonial." Depuis 1962 et la signature des accords d'Évian, pas une année ne passe sans que la mémoire de la guerre d'Algérie ne revienne dans le débat public, y compris lors des campagnes électorales ou chaque mois de mars, quand des maires refusent de la célébrer. Depuis 1962, pas une inauguration de rue « 19 mars, fin de la guerre d'Algérie » ne se passe sans qu'elle ne soit perturbée par des incidents ou que sa dénomination n'en soit changée lors de « contre-inaugurations ». Et les querelles rebondissent jusque dans le domaine éducatif où les élèves de terminale doivent étudier « les mémoires de la guerre d'Algérie ». La mémoire du conflit semble donc hanter la société française comme si, entre histoire et mémoire, rien n'avait été encore tranché. Or, il n'est pas de meilleur indice de cette omniprésence et des enjeux de cette mémoire complexe, loin des simplifications et instrumentalisations dont elle est l'objet, que la question de la commémoration de la fin de la guerre. Dans un pays comme la France, friand de cérémonies publiques et de pédagogie civique par la fête, la question de la commémoration de la fin de la guerre synthétise tous les enjeux mémoriaux, identitaires et historiques de la question algérienne. En replaçant cette « impossible commémoration » dans son contexte national, en étudiant les divers groupes mémoriaux concernés, les nombreux héritages commémoratifs et les pratiques cérémonielles de terrain, Rémi Dalisson montre les stigmates de la guerre, le poids de sa mémoire et son enjeu pour une nation traversée par de multiples interrogations identitaires et un rapport complexe au passé, y compris colonial

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